Syndic bénévole : un choix économique mais exigeant, avec règles et obligations à respecter en copropriété.
Certains immeubles ne trouvent pas de syndic professionnel pour gérer leur copropriété ou veulent faire des économies et choisissent parfois un syndic non professionnel. Attention à la difficulté de la tâche.
Dans un immeuble en copropriété, deux solutions de gestion sont possibles : un syndic professionnel peut assumer cette tâche ou un syndic non professionnel, c’est-à-dire un copropriétaire élu à ce poste lors de l’assemblée générale. Dans le cas d’un syndic non professionnel, on parle souvent de syndic bénévole puisque le copropriétaire volontaire n’est généralement pas rémunéré pour son travail. Il peut toutefois être rémunéré si l’assemblée générale le décide. Même si c’est le cas, cette rémunération est cependant limitée puisqu’on choisit un syndic bénévole généralement pour faire des économies.
Rappelons qu’un syndic non professionnel doit être élu en assemblée générale de la même façon qu’un syndic professionnel à la majorité de l’article 25 de la loi du 10 juillet 2025, c’est-à-dire la majorité de l’ensemble des copropriétaires. Comme un professionnel, il doit proposer un contrat type de syndic prévu par le décret du 26 mars 2015 (n°2015-342). La loi, rend en effet, obligatoire la notification (envoi en recommandé) aux copropriétaires du projet de contrat de candidat lorsque l’AG est convoquée pour désigner un syndic. L’absence de contrat peut donc être source de litiges, et il est donc prudent d’en prévoir un. Cela permet notamment de présenter l’identité du syndic, la durée du mandat, ses missions, les conditions de rémunération ou l’absence de cette dernière.
Par Nathalie Coulaud
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