Une étude révèle une hausse des loyers dans des villes peu tendues, tandis que l’encadrement limite l’inflation ailleurs.
Une étude publiée le mois dernier par l’Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil) pointe une inflation des prix là où on ne l’attendait pas.
Si l’inflation touche les aires touristiques, elle sévit aussi dans les communes d’agglomérations aux marchés peu tendus comme à Chalon-sur-Saône, Mâcon, Nîmes, Alès, Vannes ou Auray.
À l’inverse, les loyers constatés dans les métropoles les plus chers et les plus tendues telles que Paris, Lyon, Marseille ou Bordeaux, ont vu leur inflation maîtrisée sous l’effet de l’encadrement des loyers.
Au terme de ce dernier, le loyer ne peut être librement augmenté, lors du changement de locataire ou du renouvellement du bail. Dans certaines communes, le montant de celui-ci est, en outre, plafonné à 20% du prix médian constaté par l’observatoire local des loyers (OLL).
Ces dispositifs expliqueraient par ailleurs une augmentation des loyers modérée sur l’ensemble du territoire, + 1 % à + 6 % entre 2023 et 2024, proche de l’évolution de l’indice de référence des loyers (IRL), qui s’est établi à + 3,5 % en moyenne pour la période allant du 1er janvier 2023 au 1er janvier 2024.
Pour le bien de référence (celui le plus fréquemment loué : un appartement de 3 pièces), le loyer le plus bas est de 6,8 € par m2, dans l’agglomération de Bressuire (entre Chalet et Niort dans les Deux-Sèvres), le plus haut, se fixe à 24,20 € par m2 et a été constaté à Paris intra-muros.
L’étude a été conduite à partir des données 2024 collectées par les 37 observatoires locaux des loyers couvrant 67 agglomérations, soit 54% du parc locatif français.
Consulter l'étude de l'ANIL - Les loyers du parc privé en France 2026